Forum 2008 de l'OCDE : Message d’Agustín Carstens, Ministre des Finances et de la Dette publique, Mexique

 

« Le Forum de l’OCDE s’inscrit cette année dans un contexte économique difficile, marqué par un ralentissement sur certains marchés, par la flambée des prix des denrées alimentaires et par la nécessité de mettre en place rapidement une économie mondiale plus à l’écoute des questions climatiques. Le Forum représente une importante occasion de procéder à des échanges d’opinions francs et ouverts, et de réfléchir aux nouvelles formes que pourrait prendre à l’avenir la coopération entre les pays membres de l’OCDE (ainsi que l’aide qu’ils apportent aux pays non membres) en vue d’ouvrir la voie à une croissance mondiale forte et durable. Dans nos réflexions sur ces stratégies collectives, c’est avant tout aux groupes les plus vulnérables face à ces effets néfastes, comme les ménages à faible revenu qui sont durement touchés par l’augmentation des prix des denrées alimentaires, que nous devrons accorder la priorité.

 

Les débats qui seront consacrés cette année au changement climatique ont pour objectif d’explorer les autres formes d’intervention et de coopération internationales susceptibles d’être mises en œuvre à l’avenir.

 

Ils porteront sur la conception et l’application de stratégies propres à atténuer l’impact du changement climatique, sur la transmission aux générations futures de normes environnementales plus à même d’accroître leur bien-être, et sur l’aide aux États les plus vulnérables face aux risques climatiques. Les conséquences désastreuses que l’on attend du changement climatique – qu’il n’est désormais plus possible d’éviter intégralement – s’abattront de manière disproportionnée sur les pays en développement et les communautés les plus pauvres. C’est la raison pour laquelle une action collective ne peut plus se limiter à des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre – elle doit prévoir à la fois des mesures efficaces d’atténuation, tenant compte des capacités respectives et conformes au principe des responsabilités communes mais différenciées, et une aide appropriée à ceux qui en ont le plus besoin.

 

En tant que ministres, nous devons assumer une responsabilité importante, celle de construire des économies durables aux échelons national et mondial. Il apparaît de plus en plus clairement que le coût de l’inaction serait supérieur à celui de la transformation de nos économies conformément à des stratégies de croissance à faibles émissions de carbone, et de la diminution de la vulnérabilité de ceux qui seront touchés le plus durement et le plus précocement. Il est de notre devoir, pour les générations présentes et futures, d’agir maintenant – au niveau national, international et par-delà le fossé du développement.

 

Le Forum de l’OCDE 2008 représente une occasion idéale de susciter des débats ouverts et fructueux, dont les retombées seront, j’en suis convaincu, aussi significatives que les années précédentes. Je suis impatient de m’entretenir avec vous tous et de rechercher des éventuelles solutions à toutes ces questions. ».

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